Finanzas, Gobierno y Relaciones Internacionales

Zero 43
5 de julio de 2024

Quelles opportunités de dialogues au sein de la prochaine COP16 biodiversité ?

Face au défi climatique, il semble que les instances politiques privilégient la mise en place d’une profusion de plans, systèmes incitatifs, mécanismes correctifs et compensations, alors que les mobilisations de la société civile mettent davantage l’accent sur les enjeux sociaux, les questions éthiques et démocratiques posées par les changements climatiques.

L’exploitation du gaz et des huiles de schiste explose en Patagonie. Leonel Mingo, coordinateur de campagnes pour Greenpeace Argentine expliquait cela en 2019 en pointant du doigt l’entreprise pétrolière Total, responsable de projets pétroliers et miniers, affirmant qu’elle « opère sans aucun contrôle ». Nous savons également que la déforestation grandit dans le Cerrado brésilien qui est, rappelons-le, la principale région d’exportation de soja vers la France. Gardons également à l’esprit que l’Europe et ses entreprises externalisent leurs émissions de gaz à effet de serre en délocalisant leurs productions. Dubaï et son urbanisation rapide à grande échelle et ses îles artificielles. Tous ces exemples mentionnés sont des attaques directes à la biodiversité. Les scientifiques identifient cinq causes de l’effondrement de la biodiversité : la destruction d’habitats (principalement liée à la déforestation), la surexploitation des environnements (comme la pêche, par exemple), le changement climatique, les pollutions (pesticides et autres pollutions) et la prolifération d’espèces invasives.

Face à ces conclusions, le 5 juin 1992, 196 États ont signé le traité international – Convention sur la Diversité Biologique (CDB) – sous les auspices de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette convention entend la biodiversité comme tous les types de vie sur Terre. En effet, cette dernière reconnaît « la diversité au sein de chaque espèce et entre les espèces, ainsi que des écosystèmes, incluant les plantes, les animaux, les bactéries et les champignons ». Ce traité international n’est cependant pas contraignant. De ce fait, il n’engendre aucune obligation pour les parties signataires. Elles ne sont donc pas légalement obligées de respecter ses dispositions ou de prendre des mesures pour atteindre ses objectifs. En cette année 2024, presque trente-deux ans après la signature de cette convention sur la diversité biologique, nous nous trouvons face à la COP 16. Cette Conférence, ayant lieu tous les deux ans, se distingue des autres COP en ce qu’elle se concentre sur la biodiversité. Cette année, cette dernière se tiendra dans la ville de Cali, la troisième ville la plus peuplée de Colombie. Elle est présentée comme l’un des principaux rendez-vous internationaux en termes de prise de décisions face à la crise environnementale que nous vivons.

Dans ce contexte international que l’on sait déséquilibré, cette COP16 offrirait-elle des nouvelles opportunités de dialogues entre les différents acteurs présents ?

Vers la fin d’un monologue et le début d’un véritable dialogue entre les parties participantes ?

Dans leur ouvrage “The Making of Global International Relations”, Amitav Acharya et Barry Buzan affirment que quatre idéologies dominent les théories des relations internationales : le nationalisme, le libéralisme économique, le racisme scientifique et le socialisme. Selon eux, aucune nouvelle idéologie d’un poids équivalent n’a émergé pour remodeler les relations internationales, à l’exception de l’idéologie émergente de la gestion environnementale.

L’arrivée des COP depuis 1994 permet de constater l’importance de cette dernière. La Colombie est en effet le quatrième pays d’Amérique latine , après l’Argentine (COP 3 en 1996), le Brésil (COP 8 en 2006) et le Mexique (COP 13 en 2016) à accueillir la COP sur la biodiversité. Pourrait-on ainsi s’attendre à un dialogue plus juste mettant en lumière les réalités colombiennes et latino-américaines ?

Les lieux où les COP sur la biodiversité se déroulent ne sont pas anodins et dénotent des impressions que l’on peut avoir sur l’ONU comme organisation favorisant le poids des pays dits “développés” dans les décisions. Les COP et l’ONU entretiennent un lien très étroit. En effet, conformément à l’article 24 de la Convention sur la diversité biologique, la Conférence des Parties soumet des rapports réguliers au Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) sur ses activités et ses réalisations.

De plus, les travaux de la COP sur la biodiversité sont alignés avec les objectifs de développement durable des Nations Unies. L’objectif du développement durable (ODD) quinze vise à la conservation de la biodiversité. Cependant, nous savons que l’ONU subit de fortes critiques concernant sa gouvernance mondiale et sa diplomatie internationale. L’un des points sensibles réside dans une question de hiérarchie et de valorisation de certains pays sur d’autres, commençant par le Conseil de Sécurité avec ses cinq membres permanents qui ont un droit de veto (États Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni).

Cela entraîne une influence des “grandes puissances” économiques et militaires sur les politiques et décisions de l’ONU, mais aussi sur la partialité politique. Une question persiste donc : dans ce contexte, peut-on penser que la COP16 permettra un dialogue équitable entre la Communauté des États Latino-Américains et Caribéens (CELAC) et l’Union Européenne (UE) ?

L’argentin, Walter Mignolo expose dans “La idea de America Latina” (2007) les dynamiques de pouvoir qui ont façonné les relations internationales . Selon lui, un véritable dialogue ne peut avoir lieu tant que le pouvoir et la suprématie culturelle des occidentaux continuent de dominer. Pour qu’un dialogue authentique ait lieu, il est fondamental de remettre en question les récits historiques et les normes culturelles euro centriques qui ont dominé et continuent de dominer le discours mondial. Il faut reconnaître la diversité des perspectives et des expériences humaines, ce qui permettrait un espace possible et équitable d’échange des voix. Mignolo explique “que le “dialogue” commencera lorsque le ‘monologue’ d’une seule civilisation, l’occidentale, cessera de s’imposer”.

L’adoption des décisions de la COP reposant sur le consensus et le dialogue, semble offrir un pied d’égalité pour toutes les parties. Comme tentative de renforcer cette horizontalité, l’ONU, consciente de ses faiblesses, a lancé le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour une meilleure représentation des Etats parties. De plus, la création de la CELAC comme coalition représente une opportunité d’être mieux considérée lors de ces conférences.

La CELAC, organisme intergouvernemental créée en 2011 est considérée comme l’espace régional unissant ses 33 États membres permettant ainsi son intégration régionale sur la scène internationale face au géant eurocentrique. Néanmoins, cette dernière peine à se faire entendre face à une UE soudée depuis 1951 avec la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier. En ce sens, Fabienne Collard affirme qu’”il est clair que les délégations les plus nombreuses, représentées principalement par les pays les plus riches, disposent de plus de ressources pour influencer les débats”. Malgré les difficultés systémiques dans lesquelles se trouvent les COP, il existe “un noyau important de principes et valeurs partagés par les deux régions et une trajectoire historique commune ainsi qu’un lien socio culturel unique”, comme le souligne le politologue espagnol José Antonio Sanahuja.

Des dialogues au pluriel ?

Supposons que la COP 16 puisse être le lieu d’un dialogue qu’on souhaiterait véritable, la question des ONG nous permet de s’interroger sur des dialogues au pluriel. La COP 16 biodiversité sera effectivement le lieu de dialogue entre de nombreux acteur.ice.s comme nous avons pu le voir et les organisations non gouvernementales (ONG) ont un rôle crucial dans cette discussion. “En termes de tactique, ces groupes (…) peuvent opter pour parler d’une seule voix, pour augmenter leur visibilité (comme c’est le cas des environnementalistes, ENGO), ou choisir d’agir de manière plus discrète et dispersée (comme le font les lobbies issus du groupe d’ONG d’affaires et d’industrie, BINGO).”

Cependant, comme le souligne le Courrier hebdomadaire du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP), “dans un premier temps, ce sont les ONG environnementales des pays occidentalisés qui se distinguent pendant les COP.” Ces dernières n’ont qu’un statut d’observatrice. Face au défi climatique, il semble que les instances politiques privilégient la mise en place d’une profusion de plans, systèmes incitatifs, mécanismes correctifs et compensations, alors que les mobilisations de la société civile mettent davantage l’accent sur les enjeux sociaux, les questions éthiques et démocratiques posées par les changements climatiques.

Ainsi, “à quelques exceptions près, leur rôle apparaît moindre que prévu, bien que plus marqué dans la phase de mise en œuvre que dans la négociation initiale.” Cependant, au-delà du cadre institutionnel de la COP, nous observons que les ONG ont un rôle à jouer dans la mesure où ces dernières invitent à un dialogue semblant se rapprocher de la société civile de manière plus horizontale. En effet, via leurs actions militantes et mobilisations, elles parviennent tout de même à mettre en lumière des problématiques touchant aux questions environnementales. Tenant compte du statut d’observateur des ONG, pourrait-on penser la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) comme un allié pour celles–ci ?

En effet, cette dernière fournit aux décideurs des évaluations scientifiques objectives sur l’état des connaissances sur la biodiversité de la planète, les écosystèmes et les contributions qu’ils apportent aux populations, ainsi que les outils et les méthodes pour protéger et utiliser durablement ces atouts naturels vitaux. Malgré tout, ne serions-nous pas face à un dialogue unique : celui gouvernemental ?

Les communautés autochtones et de leur représentation : la question de l’inclusivité au sein de la COP16

D’autre part, il semble important d’aborder la question de la place que prennent les voix des populations autochtones (pueblos nativos) dans les débats environnementaux lorsque nous savons que « 80 % des régions les plus riches en biodiversité sont habitées par des peuples indigènes, qui ont développé des pratiques très efficaces pour maintenir la richesse de leurs territoires, en respectant notamment des règles très strictes qui préservent cette biodiversité ». En effet, ces dernières participent activement aux discussions lors de la COP. Cependant l’avocate Jennifer Corpuz, du peuple Kankana-ey Igorot aux Philippines souligne que l’espace qui leur est accordé demeure limité à leurs interlocuteurs : “Ils acceptent parfois de nous entendre, mais nous n’avons aucun pouvoir concret d’influence et de décision”.

Ainsi, lorsque nous parlons de biodiversité, il semble essentiel d’examiner le mode de vie de ces communautés, puisque ce sont elles qui, en partie, permettent de préserver cette dernière. La relation au vivant est différente, tant dans la pratique quotidienne que philosophiquement. Ainsi, nous pouvons nous demander dans quelle mesure les différent.e.s acteurs.ice.s participant à la COP16 pourraient se comprendre, parfois sans parler la même langue ou dans les mêmes termes. De plus, le dialogue semble complexe du fait d’une organisation présentant l’anglais comme langue dominante. Cela nous amène donc à nous questionner quant à l’inclusivité des peuples autochtones dans ces conférences.

En parallèle, nous comptons 4 000 langues autochtones et 5 000 peuples différents rendant d’autant plus complexe la prise en compte de toutes ces réalités. Les rencontres au sein de la COP16 nécessitent obligatoirement des dialogues au pluriel. Connaissant le lien étroit qu’entretiennent les peuples autochtones à la biodiversité faisant partie intégrante de leur identité culturelle et de leurs terres ancestrales, il semble d’autant plus fondamental d’agir de manière inclusive. Ne représentant plus que 5% de la population mondiale, ils sont gravement menacés par l’organisation mondiale basée sur un système de fonctionnement capitaliste, véritable arme de destruction environnementale.

En conclusion, les avis concernant l’opportunité d’un dialogue CELAC – UE lors de cette COP 16 restent à nuancer.

Greta Thunberg, militante écologiste suédoise se réfère à ces conférences comme “des machines à greenwashing et d’opérations de communication”. De son côté, Jérôme Santolini, explique qu’on ne peut pas réduire les COP à une opération de communication « les pays du Sud ne sont pas là pour faire de la figuration, ils ont des enjeux vitaux, pressants », s’insurge-t-il. Pour le scientifique, l’urgence n’est alors plus tant de convaincre les gouvernements que de les contraindre.

D’où l’urgente nécessité de rendre contraignant le traité international qu’est la Convention sur la diversité biologique (CBD) et ses accords qui en découlent. D’autant plus que si l’on s’en réfère au droit international, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies a reconnu le 18 juillet 2022 le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable comme droit humain. Valérie Cabanes explique que la communauté internationale commence à se questionner sur les rapports entre développement économique et détérioration de l’environnement. Nous pouvons donc comprendre le lien direct entre pays “développés” et leur impact néfaste sur l’environnement.

Pourrons-nous alors attendre de la COP16 qu’elle permet l’ouverture d’un espace de dialogue véritable entre la CELAC et l’UE en abordant la grande problématique des dettes climatiques et environnementales ?

Aussi, nous souhaitons mentionner les limites du développement durable face à des enjeux aussi grands et urgents que ceux concernant la biodiversité et le changement climatique. Ainsi, la décroissance ne serait-elle pas la voie à adopter ?

Enfin, la réponse à ces opportunités de dialogues ne résiderait-elle pas, comme le soulignait Walter Mignolo, “La idea de América Latina”, dans un véritable dialogue horizontal ?


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Autoras

Huet Elsa
Estudiante de intercambio en Maestría en análisis de problemas políticos, économicos e internacionales contemporáneos
Facultad de Finanzas, Gobierno y Relaciones Internacionales
elsa.huet@sorbonne-nouvelle.fr

Cravero Vatna
Estudiante de intercambio en Maestría en análisis de problemas políticos, économicos e internacionales contemporáneos
Facultad de Finanzas, Gobierno y Relaciones Internacionales
vatna.cravero@sorbonne-nouvelle.fr

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